Pudeur, corps, lenteur
Trois mots qui guident chaque séance, tels qu'ils sont posés dans ma propre charte.
Un cadre professionnel
Sexothérapie, EFT, sophrologie et art-thérapie — formation continue et supervision régulière, adhérente à l'AESTC.
La supervision, c'est un temps régulier où un pair relit ma pratique avec moi. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est ce qui m'évite d'installer des habitudes sans les questionner, et ce qui garantit que ce qui se joue en séance reste au service de la personne en face.

Nommer sans exposer
Je nomme ce qui compte, sans jamais l'exposer. On peut parler de désir, de corps et de silence dans le couple sans un mot cru ni une image suggestive.
Ce n'est pas de la pudibonderie ni de l'évitement : je ne détourne jamais le sujet, je le tiens à la bonne distance. Beaucoup de personnes arrivent en craignant d'avoir à tout dire, tout de suite, dans un vocabulaire qui les met mal à l'aise. Ce n'est jamais ce qui se passe.
Concrètement, cela veut dire que rien ne vous sera demandé que vous n'ayez envie de dire, et que je ne cherche pas le détail pour le détail.

Un lieu concret, pas un concept
Je parle du corps comme d'un lieu concret — le souffle, le poids, la chaleur, l'endroit où ça se serre — jamais comme d'un concept abstrait de « reconnexion à soi ».
Ce n'est pas du langage clinique, et ce n'est pas non plus du jargon thérapeutique. L'un comme l'autre mettent à distance, et sur ces sujets la distance ne rend service à personne.
En pratique, cela passe par des repères simples et vérifiables : un scan corporel pour remettre des mots là où il n'y en avait plus, une carte du corps pour distinguer ce qui est agréable, neutre ou inconfortable, une respiration qui se pratique en trois minutes et qui vous appartient ensuite.

Rien ne se force
Rien ne se force. Ce qui revient sous la contrainte ne tient pas — et sur ces sujets, la contrainte est souvent déjà là bien avant d'arriver ici.
Ce n'est pas de la lenteur affichée ni du remplissage : chaque séance avance. Mais elle avance au rythme qui permet à ce qui se dit de tenir, pas à celui qui permettrait d'aller vite. Une solution arrivée trop tôt donne surtout le sentiment de ne pas avoir été entendu.
C'est pour cette raison qu'il n'y a ni exercice à rendre, ni étape obligatoire, ni rythme à tenir. Il y a le vôtre.
Une distance qui protège
Je vouvoie les personnes que j'accompagne. Ce n'est pas de la froideur : sur un sujet aussi intime, le vouvoiement installe la distance respectueuse qui permet justement de tout dire.
Le tutoiement, lui, crée une proximité qui n'a pas été choisie. Ici, la proximité se construit avec le temps, elle ne s'impose pas dès la première phrase.
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